Datura, l'herbe du diable

Le Datura, herbe du diable, trompette de la mort, est connu et utilisé pour les cérémonies religieuses et les rites chamaniques depuis la plus haute antiquité. Le mot vient du Sanskrit. Les chamans d’Europe, d’Asie, et les amérindiens l’utilisent toujours. C’est en lisant les livres de Carlos Castaneda, de Fabienne Pasquet ou de Ryû Murakami que j’en ai entendu parler pour la première fois. J’ai photographié mes premiers Datura dans l’Ouest américain où il pousse à l’état sauvage dans les déserts. Lors d’un séjour en Andalousie j’ai ramassé un pied arraché par des travaux au bord d’une route… La plante s’est adaptée au climat des Alpes de Haute Provence où je réside. Depuis, tous les étés, je profite de ces fleurs éphémères et de ses fruits inquiétants. Ayant le matériel sous la main, j’ai décidé d'explorer la Datura à ma manière, en en faisant un portrait photographique tout au long de son cycle de vie. Le Datura a des vertus puissantes. Rendre par l’image sa nature profonde m’a passionné.