Le monde de Tikal

Pour les mayas, l’espace dévolu aux hommes s’étendait du sol, ou se terrent les esprits malins, à la cime des arbres, limite du territoire des dieux. Dans la forêt guatémaltèque de Tikal, la moiteur brumeuse du matin est seulement troublée par le cri des singes hurleurs. Les mousses et lichens dessinent sur des arbres centenaires des fresques qui ont très probablement conditionné la représentation que les Mayas se faisaient de leur univers. Pour les civilisations qui croient aux cycles et ne séparent pas l’animal du végétal, ces images sont peut-être aussi celles des hommes.